Placer son argent

Comment évaluer sa tolérance au risque lors d’un placement financier ?

Vos émotions jouent un rôle significatif dans la manière dont vous gérez vos investissements.

Intellectuellement, vous comprenez et acceptez le fait que les instruments financiers qui composent vos portefeuilles peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse. Cependant, vous ne controlez pas forcément rationnelement vos émotions lorsque vous êtes confrontés à ces mouvements aléatoires.

Il n’y a pas de mesure simple de votre perception du risque. On l’appelle communément la tolérance au risque (ou aversion au risque si on l’approche dans le sens inverse).

Différents types de profils de risque

Comprendre sa tolérance au risque est un élément clé dans les étapes de construction et de gestion d’un portefeuille d’un investissement. Finalement, au delà de la tolérance au risque, c’est son profil d’investisseur que l’on cherche à identifier.

Chacun aura une perception différente des “appellations” traditionnellement données par les professionnels de la finance :

  • profil défensif
  • profil équilibré
  • profil conservateur
  • profil prudent
  • profil spéculatif
  • profil agressif
  • profil dynamique

Typiquement, si on vous demande de classer ces profils par risque croissant, chacun aura un ordre différent. Il est donc indispensable que chacun comprenne bien ce qui est proposé derrière un “profil d’investisseur”.

Déterminer son profil

Certaines questions sont à se poser pour connaitre son profil d’investisseur en fonction de votre tolérance au risque :

  • Est-ce que les fluctuations de marché vous empêchent de dormir?
  • Êtes-vous débutant en investissement financier?
  • Êtes-vous plus un épargnant qu’un investisseur?
  • Craignez-vous de voir votre portefeuille perdre 10% en une semaine? en un mois?

Si vous répondez oui à toutes ces questions, félicitations, vous allez certainement accepter de mettre en place des règles rigoureuses afin de contrôler et maitriser le risque de vos portefeuilles (la spécialité de Fundshop !).

  • Êtes-vous à l’aise avec les mouvements importants de marché ?
  • Avez-vous déjà investi dans les marchés financiers ?
  • Est-ce que vous allez investir sur le long terme ?
  • Est-ce que vous acceptez des mouvements négatifs à court terme ?

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, félicitations, vous allez pouvoir construire un portefeuille avec du risque sur le long terme.

Finalement, on retient qu’il n’y a pas de mauvaise réponse et que chaque profil va permettre de générer de la performance mais avec des règles différentes.

Par contre, chaque profil va engager des contraintes. Par exemple, dans le premier cas, si la personne refuse de gérer son portefeuille de manière active, il sera difficile de lui faire prendre du risque. Dans le second cas, si la personne refuse d’investir sur le long terme, il sera dangereux de prendre du risque.

On retient que le profil d’investisseur est une combinaison de l’objectif de performance, de la tolérance au risque, de l’horizon de placement, et du dynamisme de gestion que l’on accepte (passer des ordres tous les mois ou tous les deux ans).

Se fixer un horizon d’investissement et un objectif de performance

Ainsi, pour déterminer sa tolérance au risque, il faut d’abord se fixer un horizon d’investissement. Plus cet horizon est long, plus on va pouvoir prendre du risque sans nécessairement passer des ordres régulièrement.

Ensuite, on peut se fixer un objectif de performance. Il faut être assez conservateur ! Inutile de chercher à gagner 15% par an, ce n’est pas réaliste. Des performances entre 5% et 10% sont raisonnables et réalisables. Il faut bien comprendre que plus votre objectif de performance est élevé, plus le risque à mettre en face sera important.

Enfin, c’est souvent un paramètre négligé mais il nécessaire de se fixer le dynamisme de gestion que l’on s’autorise à prendre. Cela correspond à la fréquence des actes de gestion que l’on accepte de respecter. Typiquement, êtes-vous capable de passer des ordres tous les 3 mois, tous les 6 mois, tous les ans, ou jamais. Il est facile à comprendre que plus vous suivez vos placements, plus vous allez pouvoir maitriser le risque.

En savoir plus via notre intervention sur BFM TV

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